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Mon expérience au stage “Tantra & Transes” avec Terres Tantriques
🪶 Un récit sensible de ce qui se joue au-delà des attentes, dans le silence, le regard, et la présence nue.


Un vécu intérieur qui ne ressemblait pas à ce que j’attendais

Il y a quelques jours, j’ai participé au stage « Tantra et Transes » animé par Frédéric Steine et Sabine Rabourdin, proposé par Terres Tantriques.
Ce stage ouvrait un espace pour explorer les états modifiés de conscience par le souffle, le mouvement, le lien et la présence.

J’y suis allé pour me laisser traverser.
Mais je portais en moi un souvenir tout proche :
un moment de grâce vécu la semaine précédente.
Un de ces instants où tout s’efface,
où la vie devient silence,
où je me suis senti posé dans la présence,
baigné d’une joie sans cause,
simple, calme, expansive.

Sans le vouloir, j’étais venu au stage avec le désir secret de retrouver cet état.
Cette extase. Ce nuage. Cette légèreté.


Ce que j’ai vécu : un autre type d’extase

Mais ce que j’ai rencontré… était tout autre.

Loin du sommet,
j’ai traversé des vagues douces,
des frémissements,
des élans subtils.

Mais pas de dissolution.
Pas de lumière.
Pas de grand saut.

Et alors, une voix en moi s’est levée :

“Pourquoi pas cette fois ? Qu’est-ce que je bloque ?”

Mais plus le stage avançait, plus une autre réponse murmurait :

“Et si l’extase n’était pas un état à atteindre…
mais une qualité de présence, à redécouvrir autrement ?”

Photo : Xavier Cailhol – Estelam.fr


Le regard de l’âme : un instant de darshan

Un moment m’a profondément traversé :
un échange de regard avec Fred.

Silence. Présence.
Et soudain…

Son visage a commencé à changer.
À vieillir.
À révéler.

Comme si je voyais toutes les couches d’un être à la fois :
le corps, l’homme, l’enfant, l’âme, le mystère.

Dans la tradition tantrique, on parle parfois de darshan :
la vision de l’essence.
Un moment où ce n’est plus seulement le regard qui voit…
mais la conscience.

Je ne saurais l’expliquer rationnellement.
Mais je sais ce que j’ai senti :
un instant suspendu au-delà du temps,
où quelque chose s’est révélé,
sans effort.


L’extase silencieuse : une voie d’humilité

Dans le Vigyana Bhairava Tantra, il est écrit :

“Lorsque tu cesses toute recherche, le nectar coule de lui-même.”

Ce stage m’a offert une autre forme d’extase.
Moins spectaculaire.
Mais plus fine.
Plus enracinée.
Plus humble.

Une extase dans
un soupir,
la lenteur d’un geste,
la chaleur d’un souffle partagé,
la vibration d’un silence entre deux corps.

J’ai cessé de chercher…
et c’est là que quelque chose s’est ouvert.


Énergie sexuelle consciente : de la tension à la fluidité

Un basculement intérieur s’est produit.
Je sens aujourd’hui mon énergie plus libre, plus fluide, plus consciente.

Elle circule.
Elle respire.
Elle remonte doucement dans mon axe.

Je n’ai rien eu à contrôler.
Juste accueillir.

Et dans cette écoute simple,
cette énergie est devenue une alliée douce et vivante.
Pas pour atteindre un but.
Mais pour m’ancrer dans ma verticalité.

Photo : Xavier Cailhol – Estelam.fr


Le défi du centrage dans la connexion

Dans la profondeur du lien avec d’autres,
j’ai parfois senti que je me perdais un peu.
Comme si l’intensité m’emportait hors de moi.

Et pourtant…

Rester en lien sans se quitter,
fusionner sans se diluer,
aimer sans disparaître…

Peut-être est-ce là
l’un des arts tantriques les plus subtils.


Ce que ce stage m’a appris

Je retiens que l’extase ne ressemble pas toujours à l’extase.
Qu’elle peut être
silencieuse,
fine,
immobile,
comme une brise discrète dans un monde qui attend le feu d’artifice.

Je retiens que plus je relâche,
plus je suis traversé.


Et toi…

As-tu déjà cru ne rien vivre
alors que tout se passait à l’intérieur ?
As-tu déjà été touché sans le comprendre ?
As-tu déjà senti un basculement imperceptible,
comme un frémissement de l’âme ?

Et si…
l’extase était là,
juste là,
dans les espaces entre les mots,
entre les corps,
entre les attentes ?

“L’extase ne se commande pas. Elle s’offre dans l’abandon.”


Pour aller plus loin

Était-ce déjà l’extase ?

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